Lectures, analyses et réflexions de Raphaël

Vous trouverez ici des comptes rendus de lectures livresques concernant essentiellement l'histoire des Noirs d'Afrique et celle des Afrodescendants des Amériques et d'Europe. Les actualités de la diaspora africaine ne sont pas oubliées.

20 juin 2017

Le noir nous va si bien, petit récit des Français noirs et le cinéma français blanc (Louis Guichard et Guillemette odicino)

                         Le noir nous va si bien

    Petit récit des Français noirs et le cinéma français blanc           

                      (par Louis Guichard et Guillemette Odicino)

Aïssa Maïga

Je vous propose ici un bel article de Télérama (n° 3514 du 20 au 26 mai 2017) sur les comédiens français noirs ou Africains-Français. Les auteurs attirent tout de suite l’attention sur le fait que « de Firmine Richard à Aïssa Maïga, d’Alex Descas à Omar Sy, les acteurs de couleurs connus sont rares. Les autres ? Cantonnés aux rôles de faire-valoir des Blancs… Mais les scénarios qu’on leur propose évoluent. » Alors la question qu’ils posent est la suivante : « Un cinéma post-racial va-t-il advenir ? » En tout cas, au regard d’un courrier, évoquant l’expérience anglaise, reçu par le journal à la suite de l’article, ce n’est pas demain la veille.

« Omar, si, mais les autres, non ! » Telle est la blague inusable qui circule parmi les acteurs noirs à propos du manque de travail, c’est-à-dire de rôles au cinéma. Omar Sy, 39 ans, personnalité préférée des Français… Depuis le triomphe historique, en 2011, d’Intouchables, d’Eric Toledano et Olivier Nakache (plus de dix-neuf millions de rentrées en France), tous les films montés sous sur son nom attirent les foules. Avant lui, aucun comédien noir n’avait connu chez nous un succès aussi massif et durable. Mais où sont les autres Français de couleur sur les écrans ? Omar Sy est-il devenu l’alibi d’une tenace fermeture à l’autre, d’un deni de diversité, ou son rayonnement signifie que les temps ont changé ?

Firmine Richard

            Sur ce sujet, Firmine Richard, née en Guadeloupe il y a soixante-neuf ans, s’emporte vite, tant son constat à elle est, avant tout, celui du surplace. Quand un directeur de casting l’a repérée, dans un restaurant parisien, elle avait travaillé à la poste puis à la RATP, mais jamais dans le spectacle. Engagé dans le rôle principal de Romuald et Juliette, de Coline Serreau (1989), avec Daniel Auteuil, elle s’est jetée, à 40 ans, dans cette nouvelle vie inespérée. Mais elle a souvent déchanté. Ce qui l’énerve : le nombre incalculable de rôles de femme de ménage qu’on lui a proposés depuis cette Juliette, durant presque trois décennies – y compris dans l’un des films dont elle est le plus fière, Huit femmes, de François Ozon (2001). « J’en ai refusé, des scénarios où j’avais une serpillère et deux répliques… »

            Dans le film d’Ozon, la domestique noire était, d’abord, un clin d’œil cinéphile aux mélos de Douglas Sirk. La majorité des petits rôles proposés aux Noirs par le cinéma français n’ont pas cette excuse. Alex Descas, 59 ans, a lui aussi débuté dans les années 1980. Enfant d’ouvriers d’origine antillaise, il a fait toute sa scolarité à Paris et son apprentissage de comédien au cours Florent, sans ressentir d’écart entre lui et les autres débutants. La réalité du monde du travail lui a ensuite sauté au visage : « Pour moi, il n’y avait tout simplement pas de rôle. Juste quelques figurations, ou ce qu’on appelle, dans le jargon du métier, des silhouettes : de dealer, de voyou… C’était très violent d’être confronté à ce rien. J’ai préféré prendre mes distances, retourner aux petits boulots, et je l’ai fait savoir à quelques directeurs de casting que je connaissais. En substance, leur réaction fut : voilà qu’il veut des rôles de Blanc ! Alors que je voulais des rôles tout simplement. »

              Un fantasme blanc : apprendre au Noir à faire le singe !

            A l’époque, les clichés coloniaux persistent dans les scénarios, où le personnage éventuellement destiné à Alex Descas est fréquemment désigné comme « le Noir », sans nom ni prénom.« C’était pire que des caricatures : des Noirs fantasmés, introuvables dans la vraie vie. Lors d’un casting, un metteur en scène a voulu m’apprendre à marcher comme un Noir ! Un autre était déçu que je n’aie pas d’accent et me demandait de le prendre. J’ai toujours refusé ces films dont j’aurais pu avoir honte, pour moi, mais également pour mes semblables », raconte Descas.

Alex Descas

            La cinéaste Claire Denis donne, la première, un grand rôle à Alex Descas dans S’en fout la mort (1990). Elle qui a grandi en Afrique, auprès d’un père administrateur civil dans les colonies françaises, laisse libre cours à une fascination érotique mêlée d’empathie. Le partenaire d’Alex Descas est Isaac de Bankolé, que la réalisatrice a filmé dans Chocolat, en 1998, et qui a été le premier Noir récompensé par un césar (du meilleur espoir masculin). « Isaac, porté par le triomphe public de la comédie Black Mic-Mac (1986), de Thomas Gilou, concentrait alors la totalité des propositions, comme s’il n’y avait de la place que pour un seul Noir. Mais, en dehors de Claire Denis, Isaac ressentait le même effarement que moi devant la nature des rôles : par la suite, il a travaillé quasi exclusivement avec des cinéastes étrangers, et d’abord Jim Jarmusch. »

            A Cannes, cette année, Alex Descas présentera, avec Juliette Binoche, en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, Un beau soleil intérieur, signé à nouveau Claire Denis. Elle lui a donné ses plus beau rôles, comme celui du père taiseux et bienveillant de 35 Rhums (2008), inspiré des films d’Yasujiro Ozou. Et elle a sans doute influé sur le cours de sa carrière de comédien, souvent orientée vers l’art et essai (Charunas Bartas, Olivier Assayas, Raoul Peck, Parice Chéreau…). Mais aujourd’hui, malgré ce parcours cohérent, Alex Descas partage le constat de son aînée Firmine Richard : les choses n’ont guère évolué depuis une trentaine d’années. La fiction cinématographique reflète trop peu la réalité sociale du pays. « Même de grands metteurs en scène modernes que j’admire ne bougent pas dans ce domaine. Ils se cantonnent toujours au même monde bien blanc. » Quinquagénaire, il s’attriste du gâchis observé autour de lui, parmi sa génération : « Je connais des acteurs noirs dont j’ai envié l’éclat, le talent, la personnalité, mais qui n’ont rien pu en faire : aucun emploi. »

                          L'espoir viendra des réalisateurs Noirs

            A ses yeux, le seul porteur d’espérance s’appelle Lucien Jean-Baptiste : « lui-même comédien, il a compris qu’il ne fallait pas attendre des rôles qui ne viendraient jamais. Il a écrit ses propres films, connectés avec la société plurielle et mélangée d’aujourd’hui, et s’est durablement inscrit dans le paysage du cinéma français. Aux jeunes Noirs attirés par le métier, je conseille de suivre son exemple. » Lucien Jean-Baptiste, acteur-réalisateur de 53 ans, né en Martinique, vient d’obtenir un triomphe en salles avec Il a déjà tes yeux(un million quatre cent mille entrées) après celui de La première étoile, en 2009. Plein d’énergie et d’autodérision, attiré par le métier d’acteur dès l’enfance, il a longtemps réprimé ce désir, incompris par sa famille : la parole du conseiller d’orientation ayant force de loi, on le voulait mécanicien. Il a attendu la trentaine pour passer le concours de la classe libre du cours Florent, en un dernier sursaut, à tout hasard, avant de « retourner aux Antilles boire du punch jusqu’à la fin des temps ». Confronté à son tour au manque criant de rôles, il s’est alors improvisé auteur-réalisateur, cultivant l’art de ruser avec les décideurs du cinéma français : « Le film de mes débuts, La première étoile, je l’ai vendu comme une comédie sur les Noirs en vacances à la neige, alors qu’il s’agit de souvenirs familiaux, plutôt douloureux, sur mes parents peinant à joindre les deux bouts. »

Lucien Jean-Baptiste

            Il constate, lui, une lente amélioration du sort des acteurs noirs : « Il y a eu un avant et un après Omar Sy dans Intouchables, preuve qu’un Noir pouvait atteindre près de vingt millions d’entrées. Ce rôle exubérant, caricatural pour certains, était une étape. Exactement comme il y a eu, aux Etats-Unis, les facéties d’Eddy Murphy avant le sérieux de Denzel Washington. »

            Aïssa Maïga, 41 ans, premier rôle féminin d’Il a déjà tes yeux, actrice noire la plus connue de France après Firmine Richard, juge elle aussi que les grandes années de Canal+, qui a lancé Omar Sy, ont influé favorablement sur les représentations sociales et les pratiques : « Non seulement cette chaîne a rendu Omar immensément populaire, comme elle l’avait fait avec Jamel, mais elle a monté ou financé des films avec lui. La profession s’est aperçue que des comédies avec une tête d’affiche de couleur marchaient. Un cercle vertueux s’est mis en place. »

            La jeune femme, née au Sénégal, a débuté « en toute candeur », dans les années 2000, inconsciente de l’effet que sa couleur produirait lors des castings. Elle a tourné avec Claude Berri, Cédric Klapisch et Michel Gondry, mais n’a pas été épargné par les humiliations, qu’elle consignait dans un carnet, pour mieux les surmonter ; Elle a tenu bon, elle aussi, face à la persistance des stéréotypes : « Quand j’ai reçu le script d’Il a déjà tes yeux, j’ai sauté de joie : le portrait d’un couple de Noirs qui s’aiment, simplement ! Alors que, tant de fois, on m’a proposé des scénarios où mon mari me battait, où mon père voulait m’exciser, où mon frère était alcoolique… »

            Et maintenant ? D’abord, 2017 restera comme une année particulièrement encourageante : au premier semestre, en plus du grand succès public obtenu par le film de Lucien Jean-Baptiste avec Aïssa Maïga, il y a eu L’Ascension, histoire d’un jeune sans emploi qui gravit l’Everest pour prouver sa valeur à celle qu’il aime. Plus d’un million de spectateurs ont vu en salles cette comédie réalisée par un Blanc, Ludovic Bernard,  mais reposant entièrement sur les épaules d’un jeune acteur noir de 27 ans, Ahmed Sylla. Une telle conjonction au box-office suggère une attitude nouvelle du grand public, bien au-delà de l’accident heureux ou de l’exception.

            « La question de la présence des Noirs dans le cinéma est indissociable de leur place dans la société, rappelle Lucien Jean-Baptiste. Le problème, c’est que beaucoup d’entre eux sont issus de milieux défavorisés. Il faut mettre en place des programmes d’éducation dans les quartiers. Une heure de théâtre par semaine, à l’école, suffirait à faire naître des vocations de comédien. Changer les mentalités post-colonialistes est une affaire de société, au moins autant que de cinéma ».

            Pour tous, l’espoir porte sur l’effacement progressif du concept de « rôle de Noir(e) ». Alex Descas a récemment joué  sur scène dans Phèdre(s), face à Isabelle Huppert, sous la direction de Krzysztof Warlikowski. « Le théâtre de création distribue volontiers les rôles indépendamment de la couleur de peau, quitte à trahir joyeusement les textes. Pourquoi pas le cinéma ? » Lucien Jean-Baptiste songe à une version d’Othello où, à rebours de la convention, le rôle-titre serait tenu par un Blanc maquillé en noir, et celui de Iago, par un Noir fardé de blanc. Le directeur de casting Nicolas Ronchi, qui travaillait jadis pour Claire Denis et s’intéresse beaucoup à cette question, croit au volontarisme : « Pour n’importe quel rôle, je me sens le droit, et le devoir, de proposer à la production un comédien noir, quand bien même le scénario n’indique rien en ce sens. » Un pas, peut-être, vers la « société post-raciale » dont Aïssa Maïga a fait son idéal depuis que Barack Obama a lancé cette formule.

            A nouveau, les regards se tournent vers Omar Sy, qui disait dans Télérama, en janvier 2016 : « Ce que j’aime avant tout [quand je travaille aux Etats-Unis], c’est que là-bas je suis un Français, et pas un Noir. » Voilà qu’il s’apprête à importer ici cette sensation-là : on le verra, en octobre, tenir, dans une grosse production française (réalisée par Lorraine Lévy), le rôle si blanc du Dr Knock, d’après la pièce de Jules Romains. Une petite révolution. En tout cas « une étape décisive », selon Nicolas Ronchi : « Quand on est aussi connu et aimé, on joue qui on veut. Et ça ne peut que faire école. »

Louis Guichard et Guillemette Divino.

Photos : Jérôme Bonnet

Télérama 20 au 26 mai 2017

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12 juin 2017

Urbi et Orbi (Olivier Merle)

                                                      Urbi et Orbi

                                                        (Olivier Merle)  

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            La locution Urbi et Orbi évoque pour le commun des hommes les bénédictions solennelles que le pape donne depuis Rome à cette ville et au reste du monde. En reprenant cette formule, ce livre d’Olivier Merle veut nous montrer comment le centre de la chrétienté s’est détaché du pays du Christ puis a dérivé pour s’être enfin ancré là où nous savons. Une dérivation extraordinaire du message de Jésus menée par des hommes portés par une foi magnifique ; des hommes parmi lesquels la figure de Paul émerge comme le plus grand tribun des premières heures de l’histoire du christianisme.

            Pour ceux qui ont lu du même auteur Le fils de l’homme, se terminant par la lapidation d’Etienne – faisant de lui le premier martyr chrétien – et la fuite des disciples de Jésus hors de Jérusalem, Urbi et Orbi est clairement le récit des chrétiens hellénistes qui croient que le message du Christ n’est pas uniquement destiné aux juifs de Judée.

            Après la mort d’Etienne, le plus ardent défenseur de la Bonne nouvelle destinée à tous les Juifs, et même aux païens sous certaines conditions, est indiscutablement Philippe. Ce disciple de Jésus originaire de la très lointaine Hiérapolis près d’Ephèse est le contraire de Jacques qui prône l’attente patiente du retour de son frère monté au ciel après sa résurrection. Homme pieux, héritier de son frère à Jérusalem, Jacques est attaché à la loi de Moïse comme une moule à son rocher ; la propagation de l’Evangile  de Jésus est le cadet de ses soucis.

            Dans leur lent mouvement d’évangélisation des Juifs vivant hors de la Judée et de quelques païens souvent acceptés après beaucoup d’hésitation, Philippe et ses partisans auront un dangereux ennemi en la personne de Paul, un Juif romain originaire de Tarse qui, comme beaucoup, ne pouvait accepter qu'un crucifié puisse être le Messie d'Israël. Mais voilà que Jésus se révèle à ce persécuteur de la secte des nazôréens appelés « chrétiens ». Dès lors, celui qui n’a pas été le disciple de Jésus se reconnaît l’élu devant porter son message profondément universel. Aux Juifs qui s’accrochent à la Loi de Moïse comme l’alliance indéfectible conclue avec Dieu, il oppose la nouvelle alliance conclue entre Dieu et le monde par l’intermédiaire du sang et de la chair de Jésus. Pour lui, la Loi (de Moïse) n’est plus nécessaire pour être sauvé mais la Foi en Christ ! Paul déclare « l’union définitive et sans exclusive entre les païens et les juifs adorant le Christ ».

            A partir de ce moment, sous le regard du colon romain attentif au moindre trouble, une lutte d’influence acharnée se déclare entre ses partisans et ceux respectueux des recommandations de Jacques, le frère de Jésus. Dépassés, Philippe et Jean joueront difficilement les conciliateurs. C’est donc cette lutte entre l’Evangile universel – parce qu’ouvert aux païens – et l’évangile exclusivement juif ayant toujours la Loi de Moïse comme référence absolue que le livre nous peint ici. Et le résultat est éclatant, magnifique ! On y découvre le poids de la circoncision sur la propagation de la Bonne nouvelle et les conversions des païens. On apprécie le pragmatisme des apôtres hellénistes ainsi que le sectarisme des Juifs qui fait d’eux les plus grands ennemis de la foi chrétienne. Etat d’esprit qui les conduit à l’invention de la ségrégation dès le premier siècle de notre ère. Un livre éblouissant à l’image du personnage de Paul qui apparaît comme le cœur et la tête pensante du christianisme naissant.

Raphaël ADJOBI

Titre : Urbi et Orbi, 489 pages

Auteur : Olivier Merle

Editeur : Editions de Fallois, 2016.  

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01 juin 2017

Izaurinda (Anna Maria Celli)

                                                   Izaurinda

                                             (Anna Maria Celli)

Izaurinda de Anna Maria Celli

            Dans ce roman, la force et la violence de l'écriture d'Anna Maria Celli rappellent étrangement celles de Artemisia Gentileschi* en peinture. L'une et l'autre ont la douceur angélique dans le regard mais la main ferme et tranchante qui rend le crime admirable.

            Izaurinda est l'épouse de Sem. Mais sa présence dans le récit est le plus souvent en filigrane, c'est-à-dire dans la conscience de Sem qui a quitté la désolation de son village de sable brûlant comme de nombreux hommes avant lui pour un horizon aux limites pesantes. Ce n'est pas un grand causeur Sem ; c'est un homme d'action, un homme qui agit en psalmodiant sa vie antérieure pour nous faire découvrir comment il a échoué à Paris, sur les bords de la Seine.

            Malheureusement l'exil ne fait pas de lui un homme libre parce qu'un pacte avec "le diable" est attaché à ses pas. Dans ce cas, la police devient l'ennemi à éviter à tout prix. Les deux femmes qu'il rencontre dans sa vie vagabonde sont deux êtres éloignés de l'image d'Izaurinda qui l'obsède. Deux femmes qui auraient pu le couver ; mais l'une porte en elle de manière trop forte la déchéance qu'il fuit et l'autre une étrange vacuité qui l'effraie.

            Ce roman se révèle être donc la fuite solitaire et taciturne d'un homme prêt à sauver sa vie bien que se sachant condamné par sa mission puis son crime. Une errance douloureuse qui tient le lecteur en haleine l'obligeant à se demander sans cesse combien de crimes le héros devra-t-il commettre pour être enfin délivré ou finir au cachot.

            Un roman à la structure simple mais au rythme complexe, brutal et poétique. 

* Artemisia Gentileschi est une peintre italienne dont l'œuvre est caractérisée par une forte accentuation dramatique ; d'elle, je retiens essentiellement son tableau "Judith décapitant Holopherne".

Raphaël ADJOBI

Titre : Izaurinda, 178 pages.

Auteur : Anna Maria Celli

Editeur : az'art atelier éditions, collection L'Orpailleur, 2017.

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