Lectures, analyses et réflexions de Raphaël

Vous trouverez ici des comptes rendus de lectures livresques concernant essentiellement l'histoire des Noirs d'Afrique et celle des Afrodescendants des Amériques et d'Europe. Les actualités de la diaspora africaine ne sont pas oubliées.

29 avril 2020

L'audace de Madagascar contre le coronavirus révèle l'incurie des gouvernants africains (Raphaël ADJOBI)

   L’audace de Madagascar contre le coronavirus

       révèle l’incurie des gouvernants africains

   et le chemin restant à parcourir vers l’indépendance                      

Jérôme Munyangi 3

          Le monde retiendra qu’en avril 2020, à la faveur de la pandémie du coronavirus, le président de la République de Madagascar a pris officiellement la décision de s’affranchir des règles contraignantes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en mettant sur le marché local une tisane à base de l’artemisia – une herbe dont le pays est le premier producteur mondial - pour lutter contre ce fléau qui menace son pays. Cette volonté du dirigeant malgache d’agir sans attendre le fameux vaccin promis par les officines européennes a fait l’effet d’une bombe sur le continent et dans la diaspora africaine. En effet, depuis 60 ans, c’est la troisième fois – après Sékou Touré et Laurent Gbagbo - qu’un gouvernant africain francophone, décide de ne pas tenir compte des injonctions venues de l’Europe, brisant ainsi la traditionnelle «relation nord-Sud» ; relation dans laquelle le Nord commande et le Sud obéit. Et cette fois, chose extraordinaire – parce que jamais survenue sur le continent – des dirigeants africains félicitent leur homologue rebelle et lui assurent publiquement leur soutien !

          Cette soudaine manifestation de solidarité de gouvernants africains avec l’un des leurs est en effet un événement absolument inédit dans l’histoire politique de l’Afrique ! Alors qu’ils ont fait preuve d’un mutisme total au moment de la destitution de Laurent Gbagbo par la France à coups de canon en avril 2011, il est heureux de constater que c’est individuellement que des présidents africains félicitent leur homologue qui désobéit à une institution internationale. Bien sûr, il n’y a pas cette fois de conflit institutionnel autour d’une place au sommet de l’État en jeu ; et par conséquent pas d’intérêt particulier de la France menacé. Mais cette ébauche d’une cohésion africaine face à l’unilatéralisme méprisant occidental habituel mérite d’être saluée. 

Médecin au Congo

          Toutefois, devant cette victoire de Madagascar acquise grâce à l’audace de son président, il convient de noter que ce fait révèle de manière notoire l’incurie des chefs d’État africains. Il suffit pour le prouver de rappeler la mémoire de ces nombreux médecins morts dans le silence ou l’indifférence absolue de leurs autorités trop peureuses face à l’arrogance de la France, des ONG européennes et autres organismes mondiaux comme l’ONU, la CPI et l’OMS. Le tort de ces médecins ? Vouloir tout simplement trouver une solution africaine aux maux africains, indépendamment des vaccins, des produits pharmaceutiques européens, chinois et indiens qui tuent plus qu’ils ne soignent ! Ainsi, le docteur Dieudonné Manenga, du Congo-RDC, qui proposait un remède à base de l’artemisia contre le paludisme, a été assassiné à son domicile le 16 septembre 2019. Toujours au Congo-RDC, le gynécologue Gildo Byamungu – compagnon de lutte du Docteur Denis Mukwege, prix Nobel pour son travail auprès des femmes violées - a été assassiné le 14 avril 2017 suite à de nombreuses menaces de mort. Au Gabon, le docteur Donatien Navoungou, inventeur d’une solution contre le sida et le cancer est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel le 4 février 2020. Le docteur Debio – tradipraticien sénégalais – est mort pendant sa garde à vue le 8 septembre 2016. Quant au jeune chercheur Jérôme Munyangi – l’homme qui permet aujourd’hui à Madagascar de braver l’Organisation Mondiale de la santé - les autorités d’hier et d’aujourd’hui du Congo-RDC ne peuvent prétendre ignorer son combat contre les firmes pharmaceutiques européennes qui s’opposent violemment aux recherches sur l’artemisia et surtout l’usage de cette plante médicinale dans le traitement du paludisme ! Elles ne peuvent pas ignorer l’existence du documentaire attestant que pour ce combat le jeune médecin congolais a été empoisonné ! Comme le dit le docteur Jérôme Munyangi lui-même, «lorsque vous arrivez à être cité par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cela veut dire que vous avez touché à un point sensible de la santé mondiale». Et il ajoute : «Je suis le seul médecin noir sur qui une académie de savants et de prix Nobel a siégé pour interdire les recherches». Les autorités du Congo-RDC ne peuvent pas ignorer ce chapitre de son histoire ! Le docteur Jérôme Munyangi poursuit en ces termes : «J’ai proposé le protocole à la RDC, au ministre de la santé… Aucune réponse. Après, j’ai adressé le protocole au Conseil scientifique de la RDC… aucune réponse ; alors que dans les médias du pays on vantait les mérites de ce Conseil scientifique. Nous avons écrit au prix Nobel Docteur Denis Mukwege qui, trouvant nos travaux très intéressants, nous a renvoyés auprès du Conseil scientifique congolais. Il n’y a pas eu de suite favorable à ce contact». On croit rêver, n’est-ce pas ? Surtout quand on sait comment finit l’histoire.

                   Non seulement l’Afrique ne protège pas ses enfants

                     mais elle est incapable de reconnaître leur valeur

          Parce qu’il a créé un groupe de 450 chercheurs constituant le «Manifeste du Monde Médical Africain», le jeune médecin congolais est passé à la vitesse supérieure dans la recherche d’un champ d’application de son projet : «Je me suis alors adressé à mes collègues chercheurs pour contacter les autorités sanitaires des 5 pays suivants : la République Centrafricaine, le Burkina, le Ghana, Madagascar, le Rwanda. Nous les avons contactées avec le même courriel et le même protocole… et c’est Madagascar qui a mordu à l’hameçon !» Les choses sont donc bien claires : alors que les Européens ont des espions pour traquer les indésirables, les ennemis de leurs politiques, les pays africains ne disposent pas d’espions pour détecter ne serait-ce que les Noirs «désirables» qui leur permettraient d’accomplir leur indépendance ! Et même quand des talents singuliers leur sont signalés, ils prennent soin de les ignorer pour ne pas déplaire à leur maître blanc qui - grâce à ses armées placées partout sur le continent - veille sur eux afin qu’ils ne s’affranchissent pas de ses lois. On ne pouvait qu’avoir honte pour le président du Congo-RDC, en le voyant en vidéo-conférence féliciter le président malgache ! Il était presque risible. Apparemment, dans son pays, rien ne remonterait de ses populations jusqu’à lui ! Le pauvre homme ! En réalité, lui comme les autres dirigeants africains préfèrent continuer à jouir des miettes que leur accordent les puissances étrangères plutôt que de se lancer dans l’aventure pour se forger leur propre avenir. Or, tout humain qui construit sa vie ou celle de sa nation sur cette base craintive fait preuve d’une absence totale de dignité. Ce qui explique d’ailleurs le peu de considération que les autorités européennes accordent à leurs homologues africains.

          Concluons par cette observation faite par l’Historienne suisse Aline Helg (Plus jamais esclaves ! Édit. La découverte, 2016) à propos des rébellions des esclaves noirs dans les Amériques entre le XVIe et le XIXe siècle. Elle a remarqué que presque toutes les révoltes collectives d’envergure des esclaves noirs se produisaient au moment où il y avait des rapports conflictuels dans les sociétés coloniales ou entre les différents royaumes européens dont dépendaient les colonies. C’est ainsi que profitant des oppositions nées en France entre royalistes et révolutionnaires en 1789, «en août 1791, pour la première fois dans les Amériques, des milliers d’esclaves […] réalisèrent en quelques semaines une partie du scénario tant redouté par les élites depuis le XVIe siècle : la destruction des lieux de travail ainsi que le massacre des colons [à] Saint-Domingue». Evénement qui va pousser la France à abolir l’esclavage une première fois en 1794. Treize ans plus tard, ce scénario avait abouti et avait permis la fondation de Haïti, la première république noire du monde. Cette expérience montre qu’il faut savoir profiter des occasions où le maître laisse apparaître des signes de faiblesse pour s’affranchir du joug de l’esclavage. Aujourd’hui, au moment où les Européens ont fermé leurs frontières et sont occupés à compter leurs morts, il faut savoir faire preuve d’audace. D’ailleurs Aline Helg fait remarquer aussi que les colons des Amériques refusaient d’acheter aux négriers des captifs africains issus de certaines contrées d’Afrique parce qu’ils étaient d’une «insolence incontrôlée». Oui, le Blanc n’a peur que de l’insoumis à qui il finit toujours par accorder de la considération. Mais l’insoumis a besoin de la solidarité des siens.

Raphaël ADJOBI

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25 avril 2020

Humour nègre autour du Coronavirus (Raphaël ADJOBI)

           Humour nègre autour du coronavirus 

Humour nègre 2

La belle trouvaille africaine : En cette année 2020, durant cette longue période de confinement - pour cause de pandémie due au coronavirus - un chercheur malien et son confrère égyptien ont affirmé avoir une piste sérieuse menant à un vaccin contre le racisme. Aux dires du site legorafi.fr, les deux scientifiques ont échangé en direct sur leurs recherches à la télévision malienne et ont évoqué l’Europe comme terrain d’essai de leur traitement contre ce fléau sévissant sur la même aire géographique que le coronavirus. Un large échantillon des supporteurs italiens du football, des intellectuels et des politiques français originaires des pays de l’Est européen et de la méditerranée les intéresseraient beaucoup dans leur travail. Le site Internet précise aussi que «face au début de polémique [suscité par leur champ d’expérimentation], les deux chercheurs ont présenté leurs excuses sur les réseaux sociaux, se dédouanant ainsi de tout racisme en prétextant avoir de nombreux amis blancs».

Le Cameroun fait mieux que Madagascar : Toute l’Afrique a les yeux fixés sur l’insolente Madagascar qui préfère se soigner traditionnellement plutôt que de compter sur la science du gourou des Blancs communément appelé «OMS-de-Bill-et-Melinda-Gates», alors que le miracle nous vient du Cameroun. Le Cameroun, le grand espoir de l’Afrique ! Là-bas, le docteur La Légende et son équipe ont découvert, sur la fesse gauche des poules élevées sous les tropiques, une enzyme qui réagit au virus du coronavirus. Mais, n’étant pas certains des effets secondaires de leur vaccin, le docteur La Légende et son équipe préconisent des essais en Europe où la majorité de la population a la même chair que la poule. A l’heure où nous publions cet article, l’équipe de chercheurs camerounais n’a toujours pas reçu de suite de sa demande auprès des autorités de l’Union européenne ni auprès de l’ONG «OMS-de-Bill-et-Melinda-Gates».

La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique de bouffe-la-Merde ? S’il y a un seul pays où les administratifs des douanes ne font pas la différence entre la crotte de chien et le riz ou les boules de mazout qui polluent les plages du golfe de Guinée, c’est la Côte d’Ivoire. Il y a un peu plus d’une décennie, un haut fonctionnaire de la douane a réceptionné des tonnes de déchets toxiques d’un navire en errance sur l’Atlantique. Fier de sa trouvaille, le haut fonctionnaire - qui vit toujours confortablement dans sa belle villa d’Abidjan - a nourri les communes d’Anono et de Bingerville de la merde des chiottes des Blancs qu’il a prise pour une nourriture des dieux. Il a fallu des mois pour désintoxiquer les populations.

En 2019, informé de la présence sur l’Atlantique d’un navire transportant du riz qu’aucun pays africain ne voulait recevoir, un autre haut fonctionnaire des douanes s’écria : «c’est ce qu’il faut à un pays comme le mien». Dénoncés par un jeune activiste qui pense plus à la santé de ses compatriotes qu’à son bonheur personnel, les tonnes de riz toxique furent brûlés. Mais le véreux fonctionnaire eut le temps de vendre 400 tonnes de cette affreuse marchandise sans jamais rien craindre : les morts seront comptabilisés dans le registre de ceux qui ont quitté cette vie à cause du coronavirus.

En avril 2020 : L’OMS-de-Bill-et-Melinda-Gates propose aux Africains des tests du coronavirus aux Africains alors que la France court un peu partout pour bénéficier de cette faveur. Les pays Africains voyant ses gesticulations disent à l’organisme cité plus haut qu’il serait tout de même plus humain que la France et l’Italie, en grande difficulté sanitaire, bénéficient de cet avantage. Eh bien, vous savez quoi ? Seule la Côte d’Ivoire s’est érigée contre cette proposition qu’elle a estimée injuste. Le pays de l’ami de Macron et de Sarkozy doit être servi avant tout le monde ! Le ministère de la santé reçut donc les équipements des tests et entreprit de l’installer dans le quartier populaire d’Abidjan, généralement favorable aux adversaires du pouvoir en place. Surprise : les jeunes détruisirent l’installation. Depuis, on n’a aucune nouvelle de l’OMS-de-Bill-et-Melinda-Gates dans ce pays. Il serait tout de même bon que les jeunes surveillent les hôpitaux où, aux dires de certains, on vaccine tous les nouveau-nés sans savoir de quoi. Mais çà, ça ne nous regarde peut-être pas ! Nous en parlons mais c’est aux Ivoiriens de voir. Nous leur présentons d’avance toutes nos excuses pour en avoir parlé. 

Raphaël ADJOBI

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19 avril 2020

Pourquoi la France de demain sera comme celle d'avant le confinement (Raphaël ADJOBI)

    Pourquoi la France de demain sera comme celle d’avant

                                   le confinement

Demain ne changera pas

          «Rien ne sera comme avant», entend-on dire çà et là ; ou encore, «il y aura un avant et un après le covid-19». A ceux à qui il est arrivé – durant cette période de confinement - de formuler à haute voix l’une ou l’autre de ces deux expressions ou même de les avoir pensées, nous disons ceci : ne confondons pas le travail d’introspection ou de réflexion relatif à notre vie, qui dépend de chacun de nous, et nos rêves d’une société meilleure qui dépendent de ceux qui nous gouvernent. Dans les deux cas, afin que ce qui est désiré ou souhaité ait de fortes chances de se réaliser, il faut commencer par changer notre manière d’agir. En d’autres termes, il faut absolument - individuellement ou collectivement - mettre en œuvre des actions différentes ou intensifier celles que nous menions déjà et que nous estimons convenir à notre objectif.

          Pour ce qui est précisément de l’attente d’une société meilleure, nous sommes certains qu’il n’y aura pas, en France, un «avant» et un «après» le coronavirus. Tout a été préparé pour que tout le monde rentre dans les rangs et que la vie reprenne comme avant. D’ailleurs, à écouter les différentes familles, c’est le retour à la normalité qui domine. Le reste relève du rêve dont peu de personnes sont prêtes à prendre la responsabilité de sa réalisation.

            Tout sera dans la manière dont fonctionnera le pouvoir 

          A la mi-mars, c’est de manière tout à fait verticale que la parole du président de la république nous a contraints au confinement. Et c’est encore de la même manière verticale que le lundi 12 avril cette parole nous a annoncé la progressive reprise de nos activités à partir du lundi 11 mai. Nous savons que dans les traditions mythologiques et chrétienne de l’Europe, c’est à l’homme - par opposition à la femme - qu’appartient le verbe, le logos, le commandement, «le goût vertical de la transcendance, de l’universel» (Olivia Gazalé – Le mythe de la virilité, éd. Robert Laffont, 2017). Malheureusement, les pouvoirs politiques européens sont calqués sur cette verticalité que la France nous inflige de manière singulière – grâce à la Ve République - à longueur de décennies malgré nos protestations : le sommet commande, la base obéit. Ainsi, il n’y a jamais eu de débat entre les représentants des populations et les gouvernants avant l’annonce du confinement et celle de sa sortie progressive.

          A la suite du président de la République, le ministre de l’Education nationale a annoncé au public les mesures ou les dispositions qui seront mises en place pour l’organisation du travail des enseignants et des élèves : petits groupes (?), masques (?) … Disons tout de suite que pour ce qui concerne la réalité des acteurs du terrain – les professeurs – le ministre n’a aucune maîtrise de leurs compétences et de leur inventivité dans les circonstances aussi exceptionnelles que l’entrée et la sortie progressive d’un confinement. A l’annonce du confinement, ce fut la débrouille pour les enseignants, les élèves et les parents. Le ministre avait affirmé avec assurance que les enseignements se feraient à distance via les ordinateurs, sans s’être assuré que toutes les familles de France disposaient de cet outil et le maîtrisaient ni même qu’elles n’avaient pas toutes la capacité de suivre le travail de leur progéniture. Quant au chiffre du nombre d’élèves qui ont pu suivre régulièrement et totalement, partiellement ou pas du tout l’enseignement de leurs professeurs, les données du ministre n’ont absolument rien à voir avec la réalité. C’est même une honte de l’entendre parler de ce qu’il n’a jamais maîtrisé. L’insondable inégalité de traitement que notre système éducatif inflige aux populations est désormais claire et incontestable ! Il est certain que la sortie progressive du confinement se fera aussi dans la débrouille, mais sûrement de façon encore plus douloureuse parce qu’elle étale déjà de manière très éclatante le manque de concertation entre la base et le sommet de la pyramide du pouvoir vertical. Les modalités de cette reprise qui arrivent à compte-goûte sur les ondes par la voix des différents intervenants dont les enseignants ignorent totalement les compétences et les pouvoirs administratifs ne cessent d’alimenter leurs questionnements. Dans tous les cas, les professeurs sont les vrais maîtres de notre enseignement. Les autres ne sont que des administratifs prétentieux.

                   La Ve République : une caricature de la démocratie

Reprise de la normalité 3

          A vrai dire, ce qu’il faut à la France pour sortir de ce mensonge entre le sommet qui croit avoir la maîtrise de toute chose et la base qui court dans tous les sens en interprétant l’écho de la parole verticale qui lui parvient, c’est un rapprochement pour un vrai partage des connaissances et une analyse précise de la réalité du terrain. Avant de donner une parole publique, le ministre doit avoir travaillé avec les enseignants afin d’avoir une idée de ce qui est envisageable. Malheureusement, avant l’annonce du confinement et de la progressive reprise, le ministre de l’Education nationale n’a visiblement pas eu l’idée de travailler avec les enseignants pour proposer des modalités de travail à peu près convenables.

          Cela revient à dire que tant que nos autorités n’auront pas compris qu’elles doivent changer leur méthode de nous diriger, notre société demeurera dans les difficultés qui nous font souffrir et nous poussent à gémir et à descendre dans les rues. Elles n’ont toujours pas compris que nous en avons assez de les voir se comporter comme des bergers et nous traiter comme des moutons dont les mouvements doivent suivre ceux de leur houlette ; des moutons évidemment jugés incapables de penser et d’agir par eux-mêmes. Il faudra sûrement que – dans notre très grande majorité – nous montrions enfin à nos autorités que nous n’avons pas besoin de bergers savants et que nos savoirs sont suffisants pour nous permettre de nous conduire de manière collégiale. Si nous voulons que notre société change, nous devons cesser de moutonner et le faire clairement savoir. Aujourd’hui, le fonctionnement de la Ve république apparaît clairement comme une caricature de la démocratie parce qu’elle repose sur les mouvements de lèvres d’un seul homme : le président de la république ou chacun de ses ministres.

Raphaël ADJOBI

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12 avril 2020

Les Blancs officialisent le génocide des Africains après avoir infesté la terre comme des poux (Raphaël ADJOBI)

   Les Blancs officialisent le génocide de masse des Africains

             après avoir infesté la terre comme des poux*

Cobayes africains 2

           Pour parler comme l’auteur du fameux Discours de Dakar, je dirais que le malheur de l’homme africain c’est d’avoir toujours fait confiance à l’homme blanc ; c’est surtout d’avoir cru que leurs autorités étaient des hommes comme tous les autres. Or, quand on n’est plus doué de spiritualité – à ne pas confondre avec la religiosité - et du sens aigu de la sacralité cosmique, quand on a osé clamer que l’Afrique n’est pas sa mère, quand on a osé dire, comme Athéna, «je n’ai pas eu de mère pour me donner la vie», on n’est rien d’autre qu’un monstre ; un monstre échappé du berceau de l’humanité. Voilà ce que sont les Blancs qui gouvernent le monde.

Tests en Afrique

          Tous les scientifiques savent très bien que depuis plus d’un siècle et demi les Africains servent de cobayes aux chercheurs européens de manière clandestine ou sous de faux prétextes. Partout sur ce continent, très nombreux sont ceux de plus de cinquante ans qui portent sur leur corps les multiples traces des vaccinations ou tests pour les produits pharmaceutiques du monde. Dans de nombreux villages africains, il n’est pas rare de voir des dizaines d’enfants handicapés suite à une vaccination ou injection de quelque produit inconnu des populations . Mais laissons de côté ce crime qui n’en est pas un aux yeux de l’Europe et abordons ses préoccupations actuelles. 

L'Afrique vaccinée

          Pourquoi l’Europe panique et réclame un génocide de masse des Africains

          Sur la base de la projection de l’ONU disant que dans les années 2050 la population de l’Afrique – 1,3 milliard de personnes aujourd’hui – se situerait autour de 2,5 milliards et avoisinerait les 4,4 milliards d’habitants en 2100, les Blancs sont entrés dans une folle panique ! Surtout qu’ils savent que dans le même temps, selon l’institut Xerfi, d’ici 2050 – dans 30 ans – l’Europe va perdre 49 millions de personnes. Mais que valent réellement les projections et les statistiques ? Nous savons tous qu’on peut leur faire dire une chose et son contraire. En tout cas, devant ce qu’ils qualifient de «catastrophe démographique» ou de «suicide démographique», les Blancs estiment qu’il leur faut trouver une solution. Mais laquelle ? Solutionner le fait de ne pas être suffisamment nombreux sur leur continent ou celui de devoir nourrir les Africains comme le soutiennent certains ? Perdus dans leurs propres conjectures, ils ont pris leur décision et l’ont officialisée à la fin du mois de mars 2020 par la voix du docteur Jean-Paul Mira du service réanimation de l’hôpital Cochin à Paris : il faut débarrasser l’Afrique des populations inutiles afin de faire de la place aux Blancs ! Là-bas, dit-il, "ils (les Africains) n'ont pas de masque, pas de traitement, pas de réanimation ; ils sont hautement exposés et ne se protègent pas". En d'autres termes, la pandémie du Coravirus est une occasion à saisir pour mettre ce plan en marche.

Le lait de l'Afrique 3

          Il convient cependant de dire qu’au regard de la réalité de l’occupation des continents par les populations humaines et des ressources dont elles disposent, ces alarmes sont fallacieuses. Nous avons démontré dans un précédent article – avec un tableau à l’appui – que les Européens sont à l’étroit sur leur continent alors que l’Afrique, trois fois plus grande que l’Europe, est largement sous-peuplée. D’autre part, il serait bon de se poser cette question : pourquoi la population du continent asiatique, qui a déjà atteint les 4,5 milliards d’habitants, n’inquiète-t-elle pas les Européens ? Et pourquoi l’augmentation de la population africaine, largement en deçà de celle de l’Asie et de l’Europe inquiète-t-elle principalement les Français ? La réponse est claire : parce que ceux-ci ont écrit dans un rapport non confidentiel que «l’Afrique est l’avenir de la France» et par voie de conséquence celui de l’Europe (Le Monde, 5/01/2017, www.lemonde.fr). Que ceux qui clament que l’Europe ne pourra pas nourrir tous les Africains sachent ceci : c’est l’Afrique qui nourrit l’Europe depuis près d’un siècle ! Il suffirait, pour ses besoins vitaux, que la seule Côte d’Ivoire récupère les immenses terres qui fournissent à la France le caoutchouc nécessaire à la fabrication des pneumatiques de ses automobiles pour que celle-ci soit asphyxiée ! Rien que cela ! Il suffirait que le Congo (RDC) soit maître de tout son territoire pour que toutes les technologies de l’Europe se mettent à balbutier ! Rien que cela ! Il convient aussi de retenir que par le passé, l’Europe n’a jamais disposé de moyens suffisants pour nourrir ses propres populations. Un simple coup d’œil sur les terres du monde que les Blancs occupent aujourd’hui, après avoir fui l’Europe, suffit pour s’en convaincre. Une indéniable vérité que beaucoup parmi nous ont tendance à oublier ! Laissons donc de côté les analyses économiques et démographiques pour nous intéresser à l’officialisation de la volonté des Européens – par la voix de la France - de faire des populations africaines des cobayes, au même titre que des souris ou des lapins, avec la ferme intention de favoriser leur disparition.

                                            L’expérience des Blancs en génocide de masse

Les autochtones d'Australie

          Évidemment, aborder cette volonté européenne qui choque l’Afrique entière nous oblige à faire un détour par l’histoire et rappeler ceci : le génocide de masse représente l’arme de prédilection des Blancs ! Entre le XVIe et le début du XXe siècle, au moment où "ils infestaient la terre comme des poux"* (Louise Erdrich, LaRose), ils ont usé sans discontinuer de cette arme. Ils ont exterminé les autochtones du nord au sud du continent américain – travail à poursuivre parce qu’inachevé aux dires du président brésilien actuel, Bolsonaro ; ils ont exterminé les Hereros dans la partie sud de l’Afrique ; ils ont exterminé les autochtones d’Australie ; ils ont exterminé les Bamilékés au Cameroun ; ils ont décapité et mutilé des milliers de personnes au Congo ; ils ont brandi des millions de têtes au sommet des pieux pour l’exemple sur tous les continents. Oui, partout où l’homme Blanc s’est implanté après avoir quitté sa terre européenne d’origine, il s’est montré génocidaire ; c’est-à-dire qu’il a manifesté sa réelle volonté d’exterminer des populations pour leur confisquer terres et richesses. Tous ces crimes passaient pour la victoire de la civilisation contre la barbarie. Puis est arrivé une période où, peut-être voyant la réussite de certains Noirs, malgré les brimades qu’ils leur infligeaient, les Blancs ont commencé à avoir honte d’une partie des leurs. A partir du milieu du XIXe siècle, estimant certaines populations blanches indignes de la race blanche qu’ils voudraient pure, de grands théoriciens s’élevèrent parmi eux pour trier et établir la liste de ceux qui ne sont pas tout à fait Blancs et dont la disparition pourrait être envisagée. 

          Ce fut la grande époque de l’eugénisme : théorie mettant en place des méthodes et pratiques afin de sauvegarder le patrimoine génétique des Blancs jugés purs. L’Anglais Karl Pearson pensait que la protection et l’amélioration de la «race» pure passait «principalement par le biais de la guerre avec les races inférieures (blanches)». Ainsi, au début du XXe siècle, 60 000 personnes ont été stérilisées de force aux États-Unis et 63 000 suédois ont été les victimes de cette «épuration de la race blanche» (Nell Irving Painter, Histoire de des Blancs, Max Milo, 2019). Pour éviter «Le déclin de la race (blanche)», l’Américain Madison Grant proposa le génocide de masse ! Le résultat, nous le connaissons : le génocide des Juifs par les Allemands, avec la collaboration des Français, entre 1940 et 1944. Après la seconde guerre mondiale, les Blancs abandonnèrent la valorisation de leurs théories eugénistes. Quiconque en parlait était accusé d’être un nazi ou un anti-juif. L’eugénisme était devenu un tabou ; le génocide des Juifs étant élevé parmi eux comme le plus grand crime de l’humanité ! Un génocide de Blancs sur d’autres Blancs passe bien entendu pour le crime le plus abominable aux yeux de tous les Blancs. Quant aux génocides perpétrés contre les peuples étrangers, ils ne sont que peccadilles, «un partage de culture» (François Fillon). Aujourd’hui, proclamer le génocide des Noirs par la vaccination – jusque là clandestine ou sous de faux prétextesne semble plus choquant pour les nombreux Blancs dispersés sur tous les continents de la terre.

                                             Du racisme décomplexé au génocide décomplexé

L'union sacrée des Blancs sept 1868

          En effet, si depuis une dizaine d’années les autorités européennes et bon nombre de partis politiques assurent bruyamment être envahis par les populations africaines, ils n’osaient pas encore clamer la solution radicale qui leur trottait dans la tête parce qu’elle leur évoque toujours le génocide des Juifs. Mais avec le temps, les théoriciens de cette méthode radicale ont le sentiment que les populations blanches d’Europe et des autres continents ont suffisamment intégré l’idée que la survie de la race blanche passe par la mort des Africains. L’heure de l’union sacrée des Blancs contre les Noirs a enfin sonné ! Aussi, saisissent-ils la pandémie du coronavirus pour dire à haute et intelligible voix que l’occasion est belle et qu’il ne faut pas la rater. Retenons que les excuses de ces deux hommes qui ont annoncé cette proclamation n’annulent pas le projet qui est bien mis en œuvre sur le continent africain sous l’égide de l’OMS financé par les lobbies occidentaux.

          Et pourtant la vraie solution pour «sauver» la race blanche existe : il suffit de rappeler sur le continent européen tous ceux qui en sont partis pour fuir la pauvreté au XIXe et au début du XXe siècle, ou qui en ont été expulsés parce que jugés par le passé indignes d’être des Blancs. Il suffit aussi de tourner le dos au matérialisme contraignant les couples à se contenter d’un ou deux enfants. Il suffirait surtout de prendre des mesures pour encourager les naissances. N’est-ce pas sous les cieux de l’Europe que l’on clame que l’on ne peut pas à la fois avoir le beurre et l’argent du beurre ? Aujourd’hui, tous les Africains savent que les Européens qui parlent de la surpopulation ingérable de leur continent ne sont pas crédibles. Mais il appartient à leurs dirigeants de comprendre que c’est quand le patron est faible que l’on profite de l’occasion pour s’affranchir de son joug et non pas quand il est en pleine possession de ses facultés et de sa crédibilité. La crise du coronavirus vient de démontrer la faiblesse de l’Europe et le caractère illusoire et suicidaire de son système économique qu’elle impose au monde depuis un siècle et demi. Il est temps que l’Afrique se décolonise ! 

Population U

 

 

Raphaël ADJOBI

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03 avril 2020

Demain, on décolonise l'Afrique francophone (Raphaël ADJOBI)

Demain, on décolonise l’Afrique francophone

                                              (Raphaël ADJOBI)

Députés burkinabés 3

          En 1943, le secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies du gouvernement de Vichy était déjà convaincu du fait que «ce n’est que grâce à son empire colonial que la France peut prétendre retrouver, au lendemain de la guerre, sa place parmi les grandes nations» (in Prisonniers de guerre «indigènes», éd. La Découverte, Armelle Mabon). Cette vérité s’imposa à Charles de Gaulle à la libération. Il s’empressa donc de remettre en place les techniques anciennes qui assuraient à la France la dépendance de ses possessions d’outre-mer : favoriser dans les colonies la culture des denrées destinées à la consommation de la métropole ; exiger que les colonies vendent ces produits prioritairement à la métropole ; enfin interdire aux colonies de transformer leur matière première en produit fini, manufacturé (Histoire des colonies Françaises, 1860, par Just-Jean E. Roy). Dès 1946, le nouveau pouvoir va y ajouter un nouvel outil : une monnaie qui, en Europe, n’est reconnue que par la France (le franc CFA) et qui empêche aussi les Africains de commercer entre eux. Mais, avec les soldats coloniaux qui l’ont vue humiliée par l’Allemagne en 1940 et qui dès la fin de la guerre contestaient la poursuite de sa domination, la France a dû s’imposer une technique préalable : coloniser l’esprit des Africains en pratiquant ce qu’elle va appeler la contre-propagande !

                                                            Coloniser les esprits

          En effet, les revendications d’égalité des anciens combattants issus des colonies - liées à l’esprit de reconquête et de liberté qui régnait en métropole - constituent une menace aux yeux des autorités françaises. Or, leur souci est de maintenir l’ordre colonial inchangé. Elles commencent donc par accuser les soldats africains d’être les victimes de la propagande du Reich, au lieu de voir dans ces remous l’absence de reconnaissance. Pour la France, une nécessaire désintoxication psychique des prisonniers de 1940 s’impose (lettre du 23 décembre 1944 – id. in Prisonniers de guerre «indigènes», Armelle Mabon). La moindre de leur revendication était considérée comme de l’insubordination nourrie par la propagande nazie. Leurs exécutions à Thiaroye au Sénégal (1er décembre 1944), à Sétif en Algérie (mai 1945) et à Madagascar (mars 1947) témoignent de la volonté de la France de ne pas laisser émerger une conscience politique qui n’est pas la sienne et donc incompatible avec sa politique coloniale. Par la même occasion, elle travaille à mettre en place une équipe de fonctionnaires ayant «un attachement loyal» à son entreprise coloniale. La Constitution de la IVe république du 13 octobre 1946 définit clairement qu’il n’est pas question pour les colonies de «se gouverner» mais de «s’administrer». En d’autres termes, pour l’indépendance, elles peuvent attendre.

                                                         Décoloniser les esprits

         C’est alors que l’Afrique du Nord va montrer la voie de la décolonisation. Elle ne va pas s’attaquer directement au colonisateur mais à ceux qui servent d’intermédiaires entre leur pays et la France. «En règle générale tous les Algériens servant l’ennemi étaient des traîtres et méritaient la mort» (id.). On jette donc l’opprobre sur tous ceux qui représentent le lien avec la France honnie. Il est évident que les Algériens n’avaient pas oublié que, dans l’antique Israël, pour triompher des Romains, les sicaires s’étaient d’abord attaqué aux Juifs qui collaboraient avec eux. En terrorisant les «collabos», ils avaient peu à peu détruit les bases locales de l’ennemi et étaient parvenus à le faire chuter parce que devenu partout impopulaire. Oui, quiconque veut décoloniser un pays doit commencer par couper la main du colonisateur par laquelle il s’approprie ses biens ! C’est ainsi que l’Afrique du Nord est parvenue à installer des régimes qui n’ont aucune commune mesure avec ceux des pays francophones au sud du Sahara. Les pouvoirs, bons ou mauvais, n’ont aucun lien incestueux avec le pouvoir français depuis l’indépendance de ces pays.

Ouattara et les Blancs 2

         Il n’y a donc qu’en Afrique francophone au sud du Sahara où tout ce qui vient de France est considéré comme le bien à posséder ou le guide à suivre. Quand les gouvernants français présentent tel ou tel Africain comme un bon politique, un bon économiste, un bon avocat, tous ses compatriotes sont convaincus que c’est l’homme qu’il leur faut. Et parce qu’il s’agit presque toujours de quelqu’un qui n’est pas formé par l’école du pays, personne n’a sur place les outils pour l’évaluer. On comprend pourquoi tous les hommes politiques africains courent en Europe se faire photographier avec des personnalités blanches pour se constituer un book de présidentiable, comme des démarcheurs commerciaux pour aller vanter leurs produits chez des clients.

 

Guillaume Soro et D

          En se prêtant à la corruption, en allant jusqu’en Europe pour se chercher des corrupteurs, les Africains entretiennent la stratégie de tout colonisateur : choisir la personne la plus malléable parce que n’ayant pas d’assise véritable ; choisir celui qui aura besoin d’être soutenu financièrement et militairement pour s’imposer sur le terrain. Une fois installé, l’individu leur devient redevable et est obligé d’exécuter leurs volontés.

                                                                     Conclusion

          Il serait donc nécessaire que les africains francophones fassent leur la stratégie des sicaires juifs et des populations d’Afrique du Nord. Il leur faut à tout prix discréditer tous ceux qui seraient trop proches des hommes ou des cellules politiques parisiennes. Il leur faut jeter l’opprobre sur tous ceux qui ont été des instruments d’hommes d’affaires ou de systèmes financiers étrangers. De la même façon que la France remet systématiquement en question les diplômes étrangers et s’assurent que tout candidat chez elle s’adapte aux siens, les pays africains doivent imposer des règles à ceux qui veulent travailler chez eux afin d’avoir la preuve de leur attachement à la chose publique nationale. Pour qu’un tel contrôle soit crédible, il importe que les pays africains soient capables de former eux-mêmes leurs cadres dans l’esprit des institutions nationales, c’est-à-dire qu’ils puissent se donner les outils pour évaluer leurs cadres. On ne forme pas sans conséquence ses citoyens avec des manuels scolaires écrits et fabriqués par les Français. Par ailleurs, il est difficile de laisser la formation de ses médecins ainsi que le financement de ses chercheurs entre les mains des pays et des laboratoires étrangers, et s’étonner ensuite qu’ils se révèlent des répétiteurs et des usagers des produits étrangers qui ne sont pas forcément adaptés à l’Afrique. Il est absolument honteux de constater qu’après soixante ans de relative administration de leurs biens, les autorités africaines n’aient jamais songé à équiper leur pays d’un hôpital digne de soigner leurs dirigeants et soient réduites à solliciter l’aide du colonisateur pour une telle besogne. 

Conseil des ministres sénégalis 4

 

Raphaël ADJOBI

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Posté par St_Ralph à 16:59 - Actualités Monde - Commentaires [0] - Permalien [#]