Lectures, analyses et réflexions de Raphaël

Vous trouverez ici des comptes rendus de lectures livresques concernant essentiellement l'histoire des Noirs d'Afrique et celle des Afrodescendants des Amériques et d'Europe. Les actualités de la diaspora africaine ne sont pas oubliées.

24 avril 2017

Le parti socialiste, les Noirs Français et Jean-Luc Mélenchon

              Le parti socialiste, les Noirs Français
                             et Jean-Luc Mélenchon

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Le rêve de beaucoup que portait Jean-Luc Mélenchon s'est brisé. Nous avons une fois encore le changement dans la continuité. Ma seule satisfaction, c'est d'avoir vu la mort du parti socialiste avant les socialistes eux-mêmes. J'ai publié l'article ci-dessous le samedi 22 avril, c'est-à-dire la veille du premier tour des élections présidentielles 2017. Mais cet article faisait écho à un autre écrit en 2013 dans lequel je disais : "ou les socialistes se réveillent ou ils disparaissent".
                   
          Le parti socialiste est mort depuis longtemps mais ses dirigeants l’ignorent. La maison socialiste a d’abord été désertée par ceux qui faisaient sa force, c’est-à-dire ses partisans et ses sympathisants qui sont ses électeurs ; puis le temps a fait le reste, comme il convient à toute maison abandonnée : sa ruine était devenue visible et inéluctable.

          La seule question qui mérite d’être posée est donc celle-ci : pourquoi cette belle maison a-t-elle été désertée ? Cette question permet d’aller à l’essentiel qui se résume à ce constat : le parti socialiste n’a plus d’idéal ! Il n’a plus cet élément galvaniseur permettant à tous les partisans et sympathisants d’un mouvement politique de regarder dans la même direction, cet idéal vers lequel on tend ses forces et ses désirs en toute circonstance. Et un parti politique sans idéal est comme un navire sans boussole et sans cap à viser.

           A vrai dire, le parti socialiste a renoncé à son idéal en vendant son âme au capital, aux financiers ! Comme tous les présidents, un président issue des rangs socialistes n’est plus qu’un démarcheur à la solde des entreprises françaises. La horde de financiers que François Hollande traîne dans son sillage lors de chacun de ses déplacements à l’étranger en est la preuve flagrante. Sur le plan national comme sur le plan international, plus rien ne distingue un président socialiste d’un président de la droite financière ou aristocratique.

           En 2013, je faisais déjà remarquer que les socialistes ne portaient plus aucun espoir, qu'ils vivaient une véritable crise morale parce qu'ils s’étaient éloignés de leurs valeurs premières (1) : la construction d’une humanité plus juste, la défense du faible contre le puissant, du pauvre contre le riche ! Non contents de fouler au pied l’idéal social et humain qui caractérise le socialisme, les élus de cette belle maison déjà en décrépitude se sont permis un acte de traîtrise hier inimaginable : c’est en chœur et dans l’enthousiasme qu’ils ont livré leur camarade ivoirien Laurent Gbagbo à la droite chiraquienne et sarkozyenne pour être immolé sur l’autel de leurs amis financiers. Les Noirs Français n'oublieront jamais cette énième humiliation infligée à l'Afrique. D'ailleurs, ce pas franchi, plus rien n'aura de la valeur aux yeux des socialistes.

           Jamais dans l’histoire de la France les partisans d’un président en exercice n’ont montré autant d’indifférence à son égard. Oui, depuis que ceux que l’on a appelés « les frondeurs » - parce qu’ils tentaient de le raisonner – l’ont quitté, François Hollande est apparu comme vidé de sa substance ; il est devenu un homme fade, insipide, sans intérêt. Alors il a sombré dans l’incohérence croyant susciter un nouvel intérêt : Manuel Valls dont le projet de gouvernement n‘avait obtenu que 5% d’adhésion aux primaires du parti socialiste fut appelé pour appliquer son programme. Être ridicule ou risible n’a plus d’importance pour un socialiste ! De toutes les façons, à pied, à vélo ou en scooter, François Hollande ne rencontre que des quolibets. Alors essayer un programme qui n’a recueilli que 5% d’adhésion des membres de son parti...

           A l’approche des élections présidentielles de 2017, les socialistes avaient cru avoir mis un peu d’ordre dans la maison en recourant à la nouvelle tradition de la pseudo démocratie française avec l’organisation des primaires qui ont vu triompher Benoît Hamon. A l’issue de cette épreuve, on s’attendait à les voir tous en rang serrés derrière leur porte-étendard ; même si le cœur n’y était pas vraiment. La discipline, c’est rassurant ; on le sait.
          Malheureusement, comme plus rien n’a de la valeur dans la maison socialiste, tout le monde a déserté les rangs, laissant Benoît Hamon agiter tout seul piteusement une bannière devenue un épouvantail. Et qui a été le premier à quitter les rangs ? Monsieur 5%, bien sûr ! Il a précipitamment rejoint Emmanuel Macron qui ne s’était pas suffisamment estimé socialiste pour concourir avec ceux que l’on croyait les siens. Maintenant que tous les déserteurs ont trouvé un refuge, ils crient sur tous les toits que Benoît Hamon fait mal le boulot, qu’il n’est pas suffisamment percutant, qu’il est inaudible. Ils sont comme ça les socialistes : ils vous plantent un couteau dans le dos puis vous accusent d’être moribond.

           Puisque plus rien ne distingue un gouvernement de gauche socialiste d’un gouvernement de droite capitaliste, il faut absolument changer le système qui a permis de fondre tous les hommes politiques dans un moule affairiste peu respectueux de la parole donnée, de la condition sociale ainsi que de l'humanité de l’autre. Il faut changer de république !

           Oui, Jean-Luc Mélenchon a raison sur toute la ligne. Cela fait des années que tout le monde s’accorde à dire qu’il n’est pas normal qu’un président ait le droit de disposer librement de notre armée hors de nos frontières sans que nos élus aient leur mot à dire. Nous ne sommes en guerre avec aucun pays africain et pourtant nous entretenons des milliers de soldats dans chacun d'eux tout en négligeant nos propres frontières. Cela fait des décennies que tout le monde dénonce la perpétuation d'une élite dans la haute sphère de l’État grâce à un système qui permet aux pauvres de croire que les riches sont leurs bienfaiteurs et qu'ils doivent les entretenir pour pouvoir continuer à vivre. Puisque les socialistes sont arrivés à aimer ce « coup d’État permanent » mis en place par la droite au point où ils n’ont jamais jugé utile de modifier aucun de ses rouages, ils se sont définitivement disqualifiés aux yeux de tous ceux qui sont soucieux d'une société plus juste et plus respectueuse de l'autre. Noirs de France, refusons le fonctionnement de la cinquième République et déclarons avec Jean-Luc Mélenchon que nous sommes « La France insoumise ! »

           Il ne faut jamais renoncer à ses rêves ! Parce que Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat à ne pas considérer les Noirs Français comme une génération spontanée sortie de nulle part, parce qu'il est respectueux de la contribution de leurs ancêtres à l'Histoire de France, prenons le pouvoir avec lui ! Et si demain nos efforts pour atteindre nos rêves s’avèrent vains, nous aurons le mérite aux yeux de tous d’avoir essayé. Poursuivons donc avec Jean-Luc Mélenchon le rêve d’une société française plus juste et d’une relation avec le reste du monde plus humaine, moins arrogante. Vite, la sixième République !

(1) La crise morale des socialistes français et le camarade Laurent Gbagbo.

Raphaël ADJOBI

En savoir plus sur http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2017/04/22/le-parti-socialiste-les-noirs-francais-et-jean-luc-melanchon-471175.html#kJV5dIsuRAAYLbe2.99

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25 juillet 2016

Lettre aux Ivoiriens qui luttent par le feu et le sabotage

    Lettre aux Ivoiriens qui luttent par le feu et le sabotage

La force du feu 0001

Dans ce monde moderne, face à la violence du capital, les Africains semblent désemparés parce qu'ils ont perdu la culture de la résistance de leurs ancêtres. Mais tout s'apprend quand on est obligé par la force des choses. Rappelons-leur que quand on commence une lutte, il faut savoir la poursuivre jusqu'à la victoire finale. Les révolutions réussissent quand la VICTOIRE guide le peuple ; en d'autres termes, quand le peuple se fixe comme idéal la VICOIRE. LIRE L'ARTICLE sur Le blog politique de raphaël.

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10 janvier 2015

France : Michel Houellebecq met le feu à Charlie Hebdo !

  France : Michel Houellebecq met le feu à Charlie Hebdo

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Le dernier livre de Michel Houellebecq, le Blanc créole originaire de l'île de la
Réunion, vient de toute évidence de créer l'événement en France. A la grande
propagande que font les journalistes à la sortie de son dernier livre -
propagande qui entretient l'islamophobie et donc la stigmatisation de l'autre - semble
répondre l'action terroriste contre le journal Charlie Hebdo.  On tentera
par tous les moyens de laver l'écrivain de ce crime parce qu'il est Blanc et
parce que nous sommes en France. Mais tout le monde n'est pas dupe : sa part de
responsabilité et de ses propagandistes est réelle. Mais il n'est pas seul responsable.

Lire l'article sur Le blog politique de Raphaël ou l'article suel

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08 novembre 2014

Du combat de Laurent Gbagbo et de la crise au sein du FPI

Du combat de Laurent Gbagbo et de la crise au sein du FPI*

Laurent G

          Suite aux propos de messieurs Koudou Kessié et Paul Okou Zago, tous deux membres du FPI, se contredisant dans le journal de leur parti (Notre Voie du 16 et 20 octobre 2014), l'AIRD-France souhaite vivement que le FPI définisse clairement la ligne de combat qu'il envisage de suivre afin d'éclairer ses alliés. L'AIRD-France n'a nullement l'intention de se mêler d'un débat interne à un parti frère. Toutefois, engagés dans la coalition des partis de l'opposition dénommée « Alliance des Forces Démocratiques » (AFD), nous savons que toute décision émanant du FPI quant à sa participation ou non aux prochaines élections présidentielles – aux contours pour l'heure inquiétants – aura des conséquences directes sur ses alliés.

LIRE MON ANALYSE SUR : http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/ ou L'article seul : http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2014/11/08/du-combat-de-laurent-gbagbo-et-de-la-crise-au-sein-du-fpi-452580.html#comments 

*FPI : Front Populaire Ivoirien ; le parti de Laurent Gbagbo 

Raphaël ADJOBI

 

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03 septembre 2014

Les trois fautes capitales d'Houphouët-Boigny ou l'historique naufrage d'un capitaine mal inspiré

                Les trois fautes capitales d'Houphouët-Boigny

                   ou l'historique naufrage d'un capitaine mal inspiré

Houphouët-B

            Dans l'histoire de la jeune Côte d'Ivoire, l'image d'Houphouët-Boigny demeure en ce début du XXIe siècle une référence essentielle. Cependant, depuis quelques années, elle est sérieusement bousculée par celle de Laurent Gbagbo apparaissant de plus en plus éclatante parce que chargée d'un symbole qui parle au cœur de l'humain : la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Tout est donc question d'héritage... Quel héritage Houphouët-Boigny a-t-il laissé aux Ivoriens ? Avant de lire mon article, demandez-vous ce que les Ivoriens sont désormais prêts à défendre au prix de leur vie. LIRE L'ARTICLE sur Les pages politiques de raphaël. / L'article seul

  

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27 avril 2014

Elections présidentielles de 2015 en Côte d'Ivoire : les conditions justes et équitables sont-elles réunies ?

                   Présidentielles 2015 en Côte d'Ivoire :   

les conditions sont-elles réunies pour des élections justes et équitables ? 

            Qui peut répondre par l'affirmative à cette question ? A celui qui pense que oui, il lui appartient de décliner les conditions nécessaires à des élections présidentielles justes et équitables et nous verrons bien les critères qui président, selon lui, à un tel événement. 

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            La question avait été posée à un commentateur français concernant la Centrafrique. L'intervenant avait dit de manière simple et convaincante que les populations autochtones musulmanes ayant fui le pays par peur de représailles, il est inconcevable que des élections présidentielles soient organisées dans leur dos. Ce serait une façon d'officialiser leur exclusion du territoire national. Par ailleurs, les fonctions régaliennes étant indiscutablement assumées par l'armée française – en l'absence d'une armée nationale  digne de ce nom – toute élection serait factice, un trompe-l’œil. 

            Après ce détour par la Centrafrique qui occupe désormais les médias occidentaux, regardons la situation ivoirienne où les Français sont devenus des acteurs privilégiés depuis avril 2011... LIRE LA SUITE SUR : Les pages politiques de Raphaël /  l'article seul.

Raphaël ADJOBI

  

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13 décembre 2013

Qu'avez-vous fait quand Nelson Mandela était en prison ?

      Qu’avez-vous fait quand Mandela était en prison ?  

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            Voilà la seule question à laquelle devraient répondre tous les gouvernants qui se sont pressés en Afrique du Sud pour rendre hommage à l’ancien prisonnier du régime racial de ce pays. C’est également la question à laquelle devraient répondre tous les hommes politiques africains ainsi que les journalistes européens qui ont oublié la ligne éditoriale de leurs maisons alors ouvertement contre la lutte du parti politique de Nelson Mandela avant sa sortie de prison en 1990.

Pour ma part, c’est en France, vers la fin des années 70, que j’ai découvert les mouvements de soutien au célèbre prisonnier politique devenu aujourd’hui un héros planétaire. Dans les années 70 et 80, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique, les hommes politiques francophones se gardaient bien de lui témoigner leur solidarité, laissant ainsi leur population dans l’ignorance de la souffrance des Sud-Africains et de la solidarité dont ils avaient besoin. Et comme la jeunesse francophone n’était absolument pas politisée, nulle part on n’a vu des manifestations publiques soutenant la lutte de l’ANC.

Aussi, au moment où Nelson Mandela nous quitte sous les hommages enflammés des chefs d’Etat européens et africains, c’est aux jeunes communistes français que va toute ma reconnaissance. C’est grâce à eux que je peux dire que j’ai soutenu son combat à une époque où pour les hommes politiques français – particulièrement pour Jacques Chirac et tous les leaders de la droite – il n’était rien d’autre qu’un terroriste. Rares sont les dirigeants français d’aujourd’hui qui peuvent affirmer sans mentir qu’ils avaient dans leur jeunesse activement milité pour la libération de Nelson Mandela. Avant 1990, seul le parti communiste brandissait dans ses différentes manifestations son portrait pour populariser son combat. Seule la jeunesse communiste placardait les photos du prisonnier de l’apartheid dans les universités françaises.

Aujourd’hui, les socialistes français, les mouvements politiques de droite, les journalistes de tous bords volent la vedette aux vrais amis de Nelson Mandela en France. Nicolas Sarkozy a-t-il signé une seule pétition demandant sa libération quand il était prisonnier ? Hollande a-t-il signé les pétitions que les communistes lui tendaient alors ? La France politique d’avant la libération de Mandela avait à l’égard de l’ANC et de son leader la même attitude et la même vision des choses que le pouvoir français d’aujourd’hui à l’égard de l’opposition ivoirienne et de ses prisonniers. Hier comme aujourd’hui, toute opposition à un pouvoir ami est considérée comme un acte terroriste. Et quand il ne soutient pas ouvertement un ami, le pouvoir français fait mine de ne pas voir ses crimes.

Depuis sa libération, c’est l’Europe qui a fait de Mandela un héros de la paix. Et les journalistes européens ont fini par nous faire oublier que l’homme partage son prix Nobel avec son ancien geôlier Frederick Declerk. Comme il fallait s’y attendre, à leur tour, les Africains reprennent les formules et les slogans européens sans même y ajouter leur perception personnelle de l’homme. Mais cette fois, ce mimétisme s’explique par le fait que bon nombre d’entre eux n’ont jamais connu l’action militante en faveur de Mandela ou de tout autre prisonnier politique noir.

Je me souviens qu’à l’université de Dijon, les Ivoiriens refusaient de lire les journaux et les tracts communistes que leur tendaient leurs camarades Français ; tout simplement parce qu’ils estimaient que bénéficier d’une bourse d’Houphouët-Boigny – c’était leurs propres termes – ne les autorisait pas à se mêler de politique. Mis à part quelques étudiants maliens et bukinabés très politisés, les Africains n’osaient même pas s’arrêter pour signer une pétition. Aujourd’hui, ces anciens étudiants devenus des dirigeants politiques ou de hauts fonctionnaires de l’Etat rendent hommage à Nelson Mandela alors qu’ils n’acceptent pas d’opposition au régime qu’ils ont installé dans leur pays.

La disparition de Nelson Mandela apparaît donc comme une belle occasion de rappeler à la jeunesse africaine qu’elle doit se garder de suivre les pas de cette génération qui rend bruyamment hommage à un homme dont elle n’a pas soutenu le combat. Qu’elle sache que nombreux parmi ceux qui se prosternent devant sa dépouille qualifiaient sa lutte de terroriste.

Oui, c'est à vous, jeunes africains de vous inspirer de la solidarité des jeunes communistes français pour ne pas laisser dans l’indifférence et l’oubli vos leaders qui défendent une Afrique libre de disposer d’elle-même.

Si les Européens ont oublié que l’apartheid a été le fruit de leur colonisation, vous ne devez pas manquer l’occasion de faire du combat de Nelson Mandela un bel exemple d’émancipation et de prise en main de la destinée de chaque pays du continent noir. Ce n'est pas l'icône aujourd'hui couverte d'encens qu'il faut regarder, mais le résistant au racisme érigé en système d'état que la colonisation avait rendu possible en terre africaine. N'oubliez surtout pas qu'en Afrique francophone, sous le couvert de gens qui vous ressemblent, le colonialisme continue de rendre encore possible d'autres formes d'humiliation. Que l'image de Nelson Mandela soit donc pour vous un repère sûr qui vous indique le chemin de la conquête de la dignité de chaque Africain. Quel bel héritage !

Raphaël ADJOBI

Visible aussi sur le blog politique de Raphaël  ici

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23 novembre 2013

Pourquoi assassine-t-on les journalistes ?

            Pourquoi assassine-t-on les journalistes ?

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            Image sidérante : en 2013, un chef d’Etat de l’Afrique noire pleure l’assassinat de deux journalistes français comme l’avait fait plusieurs décennies plus tôt le valet Jean Bedel Bokassa lors de l’enterrement du général de Gaulle. A quelques jours de là, un autre gouvernant africain décrit sans vergogne son amitié avec l’une des deux victimes au moment où il s’était retranché dans sa République de l’Hôtel du Golf protégée par l’ONU au plus fort du conflit postélectoral ivoirien. Voilà deux attitudes qui nous laissent sans voix ! Mais quand dans le pays de ce dernier, un journaliste est assassiné par les forces dites républicaines sans que les autorités et les journaux officiels qui ont pleuré les deux Français s’en indignent, on ne peut qu’être écoeuré et crier aux « fils vendus de l’Afrique » !

Lire l'article sur les pages politiques de Raphaël / art. seul

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08 août 2013

Des Africains-Français à Calixthe Beyala : qu'avez-vous fait de nos "talents" ?

            Des Africains-Français à Calixthe Beyala :

               qu’avez-vous fait de nos « talents » ?

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            Le mot « talent » fait ici écho à la parabole de l’évangile selon Matthieu (Ch. XXV, V. 14-30) qui encourage les chrétiens à ne pas gâcher les dons que Dieu leur a donnés en s’engageant activement à faire grandir sa parole et par la même occasion son royaume. Que le lecteur comprenne par conséquent que les « talents » dont il est ici question sont tous les espoirs que les Français d’origine africaine avaient placés en un mouvement qu’ils espéraient vivement impliqué dans la vie politique française, pour lutter à la fois contre la recolonisation de l’Afrique et aussi pour une meilleure visibilité aux yeux de leurs compatriotes blancs. Des espoirs générés par la vive indignation exprimée face à l’injuste coup d’état de Sarkozy en Côte d’Ivoire en avril 2011 et l’arrestation  du président Laurent Gbagbo dont l’élection avait été reconnue par la Cour constitutionnelle de son pays mais qui ne correspondait pas à la volonté de la puissante France.

            En effet, l’arrestation en avril 2011 par l’armée française du président ivoirien constitutionnellement élu a été le ferment rassembleur qui a permis la création, quelques mois plus tard, du Mouvement des Africains-Français (MAF) et lui a inspiré par la même occasion son objectif majeur : rappeler en toutes circonstances à notre pays - la France - que l’Afrique est le berceau de nos parents, grands-parents et de nos aïeux et que nous ne saurons accepter qu’elle soit allègrement piétinée et bafouée au nom des intérêts de la France.

            Un noble combat donc. Mais un combat qui prendra très vite l’allure d’une course à une place d’honneur au sein du paysage politique pour la présidente du mouvement ; c’est du moins ce que de nombreux Africains-Français liront dans la volonté de Calixthe Beyala de compter sur les « peoples » noirs et les lumières des plateaux de télévision plutôt que de s’atteler à la construction d’une base solide du mouvement....

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Raphaël ADJOBI

 

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22 mai 2013

Mamadou Koulibaly, l'opposant à qui Ouattara tolère tout

Mamadou Koulibaly, l'opposant à qui Ouattara tolère tout ! 

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Pendant presque deux ans, l'ancien président de l'Assemblée nationale de la Côte d'Ivoire est resté muré dans le silence, suite à son échec aux élections législatives qui ont suivi l'installation télécommandée de Ouattara au pouvoir. Celui qui n'a jamais défendu ni Laurent Gbagbo ni ses anciens camarades socialistes, victimes des emprisonnements arbitraires, donne de la voix depuis quelques mois. Depuis que les alliés de Ouattara ont compris que jamais une élection ne se fera démocratiquement sous son pouvoir et qu'il faut chercher ailleurs d'autres alliances, Mamadou Koulibaly semble crier plus fort que tout le monde alors que son parti n'a aucune assise nationale. Que cherche-t-il ? Que vaut-il sur l'échiquier politique ivoirien ?

Lire l'article (réflexion) sur mes pages politiques

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